La première erreur serait de calculer une “prime” avant de savoir si le projet entre dans le nouveau régime. L’accès dépend d’abord du label PEB de départ, du résultat visé, du statut du demandeur, des revenus et d’un parcours validé.
Le changement essentiel
D’une somme de primes par travaux vers un projet global financé.
Le régime entré en vigueur le 1er octobre 2026 concentre le soutien sur les logements énergivores et sur un résultat énergétique à atteindre. Le financement est calculé sur l’ensemble des travaux éligibles prévus dans le projet, et non plus comme une simple addition d’aides isolées pour la toiture, les murs ou les châssis.
Le terme “prime” reste utilisé dans les recherches et les conversations. Dans le nouveau mécanisme, l’avantage du Rénopack prend notamment la forme d’une réduction du montant à rembourser, intégrée à un prêt à taux zéro pour certaines catégories.
Ce que beaucoup imaginent
Choisir un travail, envoyer une facture, recevoir une prime standard pour ce poste.
La logique 2026-2027
Faire auditer, définir un parcours global, atteindre un saut PEB, puis financer les travaux éligibles selon la situation.
Premier filtre
Votre label PEB de départ décide si le projet entre dans le champ.
| PEB actuel | Objectif minimal annoncé |
|---|---|
| G ou F | Atteindre au minimum le label D après travaux |
| E | Atteindre au minimum le label C après travaux |
| D ou mieux | Hors du champ général présenté pour le nouveau régime |
Des dérogations peuvent être envisagées lorsque l’objectif est techniquement, fonctionnellement ou économiquement impossible, mais elles doivent être justifiées et ne doivent jamais être supposées.
Le certificat PEB situe le logement. L’audit Logement construit ensuite un parcours plus détaillé. Pour le nouveau régime, la SWCS indique que l’audit doit avoir été réalisé ou actualisé dans l’année précédant la demande.
Vous connaissez votre PEB et votre revenu de référence ?
Notre outil vous montre le premier filtre — sans se présenter comme un simulateur officiel.
Deux parcours
Rénopack et Rénoprêt ne s’adressent pas aux mêmes profils.
Rénopack
Prêt à taux zéro destiné aux catégories C1, C2 et C3, assorti d’une réduction du montant à rembourser. Le bénéficiaire doit notamment occuper le logement selon les conditions prévues et le dispositif n’est pas présenté comme accessible aux multipropriétaires.
Rénoprêt
Prêt à taux préférentiel, voire à taux zéro dans certaines situations particulières. Il vise notamment la catégorie C4, les propriétaires-bailleurs et les associations de copropriétaires.
Pour une maison unifamiliale, le financement annoncé peut atteindre 75 000 €. Pour un appartement, le plafond présenté est de 60 000 €. Un plafond n’est ni un montant automatique ni une garantie d’acceptation.
Catégories 2026
Le revenu imposable est corrigé selon les personnes à charge.
Les seuils officiels publiés pour 2026 utilisent le revenu imposable globalement du ménage, avec une réduction de 5 000 € par personne à charge pour déterminer la catégorie.
| Catégorie | Revenu de référence corrigé | Rénopack : réduction de base |
|---|---|---|
| C1 | Jusqu’à 28 900 € | 45 % |
| C2 | 28 900,01 à 41 100 € | 35 % |
| C3 | 41 100,01 à 67 100 € | 10 % |
| C4 | 67 100,01 à 122 800 € | Rénoprêt, sans réduction annoncée |
Une majoration de 5 points est prévue dans les informations publiées lorsque le projet recourt à des écomatériaux ou matériaux biosourcés pour tous les travaux concernés au niveau de l’enveloppe. C’est pourquoi certaines synthèses officielles affichent directement 50 %, 40 % et 15 % en incluant déjà cette majoration.
Périmètre technique
Les travaux doivent s’inscrire dans le parcours de rénovation.
La liste publiée par la SWCS couvre notamment la couverture et la charpente, l’isolation de la toiture, des murs et des sols, les châssis, un chauffage performant et décarboné, l’eau chaude sanitaire, la ventilation et certaines protections solaires.
Le régime mentionne également des travaux liés à la sécurité et à la salubrité : conformité électrique ou gaz, humidité, stabilité, mérule, radon et critères minimaux de salubrité. L’audit, certains frais d’accompagnement et des honoraires techniques liés au projet peuvent aussi entrer dans le financement.
Aelius intervient sur plusieurs postes directement liés à ce parcours : toiture, isolation des murs, châssis, chauffage et eau chaude. Notre rôle est de chiffrer clairement le chantier, pas de promettre l’aide.
Ordre des démarches
Le calendrier administratif doit précéder le chantier.
Vérifier le PEB et le profil
Label actuel, objectif, statut d’occupation, revenus et personnes à charge.
Préparer ou actualiser l’audit
L’audit définit les travaux et le parcours énergétique.
Obtenir des devis alignés
Les postes et performances doivent correspondre au scénario audité.
Introduire et faire confirmer le financement
La SWCS, le FLW ou le partenaire compétent instruit le dossier.
Signer avant de commencer
La SWCS avertit de ne pas commencer les travaux ni verser d’acompte avant la signature du contrat de crédit.
Au 30 octobre 2026, la SWCS indique que la mise en œuvre complète des nouveaux outils est encore en finalisation et que le dispositif devrait être pleinement opérationnel au début de 2027. Les candidats peuvent déjà préparer audit récent, devis, autorisations et documents de revenus.
Mesures transitoires
Un projet engagé avant le 14 février 2025 peut relever d’autres règles.
La Wallonie a publié des mesures transitoires pour certains projets dont le devis était daté et signé avant le 14 février 2025. Sous conditions, une demande au bénéfice d’anciens régimes peut rester possible jusqu’au 30 septembre 2027.
Cette situation est différente d’un nouveau projet lancé après le 1er octobre 2026. Ne mélangez pas les calendriers, et ne modifiez pas un ancien dossier sur la seule base d’un résumé commercial.
Transparence
Sources officielles consultées.
Informations vérifiées le 30 octobre 2026. Les textes publiés, l’instruction du dossier et la décision de l’organisme compétent restent les références.

